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[i565] DE LA VILLE DE PARIS. 531
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DCCXXX. — Lettres du Roy. — Lettres de la Royne. — Lettres patentes du Roy(''.
Lettres du Roy à mess"5 de Rouen.
Lettres du Roy à mons"de Sarlaroz, cappitaine et gouverneur du Havre de Grace.
Lettres du Roy pour la procuration de la Ville. — Lettres de mons" de Raillon.
3o octobre 1565. (H 1784, fol. 338 r°.)
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Led. jour, ont esté apportées au Bureau de l'Hostel de la ville de Paris les lectres qui ensuivent:
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, nous avons receu les lectres que nous avez escriptes des viii0 et ix" de ce moys, et ayans veu le bon devoir auquel vous vous estes mys de secourir vostre ville de blez ct autres grains, et de remedier à la necessité qui vous menasse, nous avons grande occasion de vous louer du soing et de la diligence dont vous y avez usé '2', lequel ne voullans vous demeurer inutille, nous avons faict depescher toutes les lectres dont \ous nous avez requis, pour pouvoir faire mener et conduire cn loutc seureté lesd, grains à Paris, lesquelles nous vous envoyons avec autres noz lectres patentes contenans permission aux manans et habitans de nostred. Ville d'enlever tous el chascuns les bledz et autres grains qui leur apartiennent du revenu de leurs terres, seigneuries et heritaiges estans assis es autres provinces et gouvernemens,etles faire transporter aud. Paris, à quoy nous nous asseurons qu'il ne se trouverra point de contradiction; mais aussi faull-il que de vostre costé vous ayez l'oeil ouvert ù ce qu'il n'en soit point abuzé, et que au lieu d'amener lesd, grains en nostred. Ville pour la fourniture d'un chascun, les marchans ne s'entremeslent parmy pour faire des monopolles et en trafficquer de province à.aultre au prejudice du pauvre peuple, dont, nous estimons tant de vous que vous ferez vostre plain et entier devoir, comme de chose qui touche
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au bien publicq et general de nostred. Ville. Quant à la reunion des villes d'Estampes et Montargis au gouvernement de l'Isle de France dont vous me requérez <3', c'est chose dont je ne me puys encores resouldre pour ceste heure, et à quoy je pourveoye-ray par cy après, ainsy que verray estre le plus à propos pour le bien de mon. service. Donné à Chas-teaubriant, le xx0 jour d'Octobre 1565."
Signé : CHARLES. . Et au dessoubz : de L'Aubespine;
Et sur le reply desd, lectres : A noz tres chers el bien amez, les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
"Messieurs, le Roy monsieur mon filz csl grandement satisfaict du bon devoir dont vous usez à faire venir des blez et grains en vostre Ville pour obvier à la necessilté que vous y craignez et pre-voiez, en quoy il ne fault pas doubter qu'il ne vous ayde, ainsi que vous congnoisterez assez qu'il en a bonne envye par les depesches qu'il vous envoyé presentement, conformes à la requeste que vous luy en avez faicte, et de ma part vous pouvez estre asseurez que je n'y nuyray pas et que j'auray tousjours ce qui touche le bien de vostred. Ville en une singuliere recommandation; priant Dieu, Messieurs, qu'il vous ayt en sa saincte garde. Escript à €has-teaubriant, le xxc jour d'Octobre i565'4'.»
Signé : CATERINE.
Et au dessoubz: de L'Aubespine;
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O Ces lettres patentes ne sont mentionnées ni dans la Compilation chronologique de Blanchard, ni dans le recueil d'Isambeit, ni dans le Traité de la Police du commissaire de la Mare; elles ne furent point enregistrées au Parlement.
(!) Le 24 octobre, les Prévôt des Marchands et Échevins rendirent compte au Parlement des diligences qu'ils avaient faites «pour avoir et recouvrer bledz de lous pays et endroictz possibles.. ; ils avaient écrit aux gouverneurs des provinces qui avaient reçu l'ordre de ne point laisser sortir les blés; celui de Champagne, le s' de Barbezieux, leur avait promis d'aider la capitale de tout son pouvoir, la subsistance de sa province une fois assurée; l'Échevinage avait envoyé en Auvergne des marchands qui comptaient se procurer des blés de la récolte de l'année précédente, mais non de la présente, parce qu'il n'y en avait que pour la fourniture du pays; en Normandie, il n'y avait rien à espérer, pas plus que du côté des Pays-Bas, où l'on avait interdit sous peine de mort l'exportation des grains. (Archivée nationales, Parlement de Parid, X" i6i4, fol. 470 v°.)
(3) Ce projet d'annexion n'est point connu; M. Aug. Longnon, dans son mémoire sur L'lle-deFrance, son origine et ses limites, n'en fait aucune mention.
O Cette missive est reproduite, d'après notre Registre, dans le recueil de».Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 42G.
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